Présentation

Le Programme d’Amélioration de l’Economie Cacaoyère en Afrique de l’Ouest (West Africa Cocoa Livelihoods Program) vise à améliorer les conditions de vie des petits producteurs de cacao de la Côte d’Ivoire, du Cameroun, du Ghana, du Libéria et du Nigéria. Le programme prévoit de doubler dans 10 ans, les revenus du tiers des producteurs ouest africains à partir de sources diversifiées de revenus (cacao et autres produits que le cacao). La première phase de cinq ans (2009-2013) doit couvrir 200.000 ménages avec 1,6 millions de bénéficiaires.

En Côte d’Ivoire, environ 60 000 cacaoculteurs sont ciblés par le programme, dont les principaux objectifs sont : (i) améliorer l’efficacité de la commercialisation, (ii) améliorer la production et la qualité du cacao au niveau des plantations et (iii) améliorer la compétitivité des producteurs tout, en encourageant la diversification.

Ce Programme a été initié par la Fondation Mondiale du Cacao (World Cocoa Foundation), en partenariat avec la Fondation Bill & Melinda Gates, le Ministère de la Coopération Economique et du Développement de l’Allemagne, ainsi que douze Sociétés Exportatrices de Cacao. Après trois années d’activité, le STCP qui abritait le programme en Côte d’Ivoire, a transféré tous ses acquis en novembre 2011 à l’ANADER, structure nationale de conseil agricole. Le programme est actuellement mis en œuvre par un consortium de partenaires (SOCODEVI, TECHNOSERVE, GIZ, ANADER).

Les 3 composantes du programme sont ci-dessous résumées:

La Composante 1« Amélioration de l’efficience de la commercialisation », confiée à SOCODEVI comporte 6 activités : (i) professionnaliser les organisations de producteurs, (ii) promouvoir la vente groupée, (iii) améliorer la qualité et la valeur marchande du cacao, (iv) promouvoir la réalisation de services auxiliaires par les coopératives à leurs membres, (v) identifier et développer des financements innovants et des outils de gestion des risques et (vi) développer un système d’information des marchés.

La Composante 2, « Amélioration de la productivité des cacaoyères et de la qualité des fèves », comprend 4 activités : (i) former les cacaoculteurs aux bonnes pratiques de production et de gestion de la qualité à travers des approches innovantes, (ii) améliorer le système d’approvisionnement en matériel végétal performant, (iii) apporter un appui pour l’amélioration et l’extension des systèmes d’approvisionnement en intrants et (iv) apporter un appui à la recherche et aux activités pilotes des innovations dans le domaine des techniques de production.

Les activités (i) et (ii), d’un coût de 1.406.000 $ pour une durée de deux ans, ont été confiées à l’ANADER comme prestataire dédié. Le FIRCA en assure la coordination technique et fiduciaire.

La Composante 3, « Amélioration de la compétitivité des cacaoculteurs par la diversification de leur système de production à base de cacaoyers », gérée par la GIZ, comprend 3 activités :

(i) réaliser des études de prospection de marchés et diffuser les résultats,

(ii) réaliser la formation sur le conseil de gestion et

(iii) développer des centres d’affaires comprenant des outils d’information des marchés.

Objectif visé

L’objectif général du Projet SPS Cacao Africain est de préserver l’accès au marché international des fèves de Cacao produites en Afrique à travers le renforcement de la capacité SPS, afin de produire du Cacao de bonne qualité, conforme aux réglementations et législations internationales en vigueur sur les résidus de pesticides et autres substances nuisibles.

Cible

Le projet a pour cible les structures et organisations suivantes :

  • Autorités responsables de la réglementation, de l’homologation et de l’utilisation des pesticides ;
  • Instituts responsables des expérimentations de pesticides sur le Cacao ;
  • Autorités et Laboratoires responsables de l’analyse des Résidus de pesticides, des mycotoxines et autres contaminants chimiques dans le Cacao ;
  • Autorités nationales responsables des contrôles des importations de pesticides et des exportations de fèves de Cacao ;
  • Producteurs de Cacao et leurs organisations ;
  • Applicateurs de pesticides sur le Cacao et leurs organisations ;
  • Acheteurs de Cacao et leurs organisations ;
  • Exportateurs de Cacao et leurs organisations ;
  • Toute autre organisation ou structure concernée par le sujet.

Composantes

Les activités du projet sont regroupées en six (06) composantes :

  • Composante 1 : Sensibilisation des producteurs et autres acteurs de la Filière Cacao sur les normes SPS dans le Cacao.
  • Composante 2 : Accroissement de la capacité des parties prenantes à appliquer la composante des BPA et les BPE pour un emploi rationnel des pesticides.
  • Composante 3 : Accroissement de la capacité institutionnelle nationale à suivre et faire appliquer les normes SPS dans le secteur cacaoyer.
  • Composante 4 : Renforcement de la collaboration régionale pour favoriser la capacité institutionnelle de chaque pays à appliquer les normes SPS dans le secteur cacaoyer.
  • Composante 5 : Atelier d’Evaluation et de diffusion des résultats du projet.
  • Composante 6 : Gestion, supervision et évaluation du projet.

Mise en œuvre des activités de la composante 2

Les activités de formation de la composante 2 ont démarré avec la mise en place des outils de formation (champs écoles paysans, vidéo champs écoles, parcelles de démonstration, groupes d’apprentissage). La formation qui a démarré par les bonnes pratiques agricoles a concerné à ce jour, 4 857 producteurs, dont 190 femmes. En outre, 518 ha de semences de cacao ont été mis à la disposition des producteurs bénéficiaires du programme.

Le Programme d’actions 2013 va principalement porter la poursuite de la formation des cacaoculteurs aux bonnes pratiques de production et de gestion de la qualité à travers des approches innovantes, débutée au quatrième trimestre 2012. Il sera axé sur deux activités essentielles, à savoir :

  1. Former les producteurs aux bonnes pratiques agricoles
  2. Apporter l’appui technique pour l’acquisition de semences sélectionnées de cacao

Au terme de l’exécution de ces activités, deux principaux résultats sont attendus. Ce sont :

  • 18 600 producteurs sont formés aux bonnes pratiques de production du cacao
  • 100 000 cabosses de cacao hybride sont acquises pour la création de 2000 hectares.