Projet Sanitaires et Phytosanitaires Cacao Africain

Programmes conventionnés

Bailleurs

  • Contribution nationale (engagement pris par CGFCC) : 893 944 $US, dont 681 319 $US en espèces et 212 625 $US en nature ;
  • Contribution ICCO (via FANDC de l’OMC), après révision : 73 500 $US (en espèces);
  • Contribution EDES/COLEACP, après révision : 741 000 $US (en nature) ;
  • Contribution CROPLIFE AME, après révision : 18 000 $US (en nature) ;
  • Contribution des exportateurs nationaux, après révision : 52 500 $US (en espèces)

Montant

Le coût global pour la mise en œuvre du Projet SPS Cacao Africain en Côte d’Ivoire, suivant l’engagement signé par l’Etat de Côte d’Ivoire, à travers l’ex-CGFCC, puis modifié par la suite, est 1 699 609 $US :

Le montant mobilisé auprès du Conseil du Café Cacao et exécuté par le FIRCA s’élève à 204 395 700 F.CFA

Durée

En Côte d’Ivoire, le projet a été mis en œuvre sur la période de mai 2013 à juin 2015, soit 2 ans.

Personne contact au FIRCA

M. YAMEOGO Issiaka

Chargé de Programmes Café-Cacao,   Email : issiakayam@firca.ci

Objectifs

Objectifs globaux :

Préserver l’accès au marché international des fèves de cacao produites en Afrique à travers le renforcement de la capacité des acteurs des pays concernés à mettre en œuvre les normes sanitaires et phytosanitaires (SPS) internationales.

Objectifs spécifiques : 

  • collecter des informations sur les normes SPS et sur d’autres aspects pertinents pour assurer leur disponibilité à tous les acteurs de la Filière Cacao ;
  • réaliser toutes les activités nécessaires pour que les acteurs concernés appliquent les bonnes pratiques agricoles (BPA) et les bonnes pratiques d’entreposage (BPE);
  • créer ou renforcer les capacités des laboratoires nationaux, par des équipements, des formations, des agréments, etc., pour les analyses et le contrôle des résidus de pesticides et autres substances nuisibles dans le cacao;
  • sensibiliser les exploitants, les intermédiaires et les gestionnaires d’entrepôts sur les pesticides et leur application;
  • renforcer la capacité et l’expertise nationale et internationale afin de fournir les conseils pertinents sur les problèmes potentiels liés aux normes SPS, et d’éviter les perturbations commerciales dues au non-respect des normes.

Cibles

  • Autorités responsables de la réglementation, de l’homologation et de l’utilisation des pesticides
  • Instituts responsables des expérimentations de pesticides sur le cacao
  • Autorités et laboratoires responsables de l’analyse des résidus de pesticides, de mycotoxines et autres contaminants chimiques dans le cacao
  • Autorités nationales responsable des contrôles des importations de pesticides et des exportations de fèves de cacao
  • Producteurs de cacao et leurs organisations
  • Applicateurs de pesticides sur le cacao et leurs organisations
  • Acheteurs de cacao et leurs organisations
  • Exportateurs de cacao et leurs organisations
  • Tout autres organisation ou structures concernées par le sujet

Résultats attendus

Les résultats du projet se résument en quatre points essentiels qui sont :

  • La sensibilité des principaux acteurs de la Filière Cacao aux exigences SPS est accrue 
  • La capacité des parties intéressées à appliquer les bonnes pratiques agricoles (BPA) et les bonnes pratiques d’entreposage (BPE) est accrue 
  • La capacité institutionnelle à faire appliquer les mesures SPS au niveau national est accrue 
  • La collaboration régionale pour mettre en application les mesures SPS est renforcée

Principaux résultats

Les résultats techniques enregistrés par le projet entre mai 2013 et juin 2015 en Côte d’Ivoire se présentent comme suit :

Au titre de l’information et la sensibilisation des acteurs

  • Conception, élaboration, édition et distribution aux acteurs de la Filière Cacao de supports d’informations et de sensibilisation sur les mesures SPS à appliquer dans le cacao, à savoir :
  • 3 500 exemplaires d’un guide phytosanitaire de la cacaoculture en Côte d’Ivoire;
  • 6 000 exemplaires d’un livret d’information sur les mesures à prendre pour éviter la contamination du cacao par des substances toxiques pendant la production, le stockage et le transport ;
  • 15 000 exemplaires de posters (affiches) pour la sensibilisation sur les mesures à prendre afin d’éviter la contamination du cacao par des substances toxiques pendant la production, le stockage et le transport.
  • Edition de 5 000 exemplaires d’un dépliant sur la réglementation phytosanitaire en vigueur en Côte d’Ivoire, élaboré par la Direction de la Protection des Végétaux, du Contrôle et de la Qualité (Ministère de l’Agriculture) ;
  • Elaboration, production et diffusion de 12 supports radiophoniques “Prêts à diffuser” (PAD) en langue française, dans les zones de production cacaoyère.

 

Une vue synoptique des différents documents de sensibilisation produits par le projet est présentée en annexe.

Au titre de la formation et de la sensibilisation des producteurs

  • Actualisation des curricula de formation au champ (Champ Ecole Paysan) du Service national de vulgarisation agricole en intégrant les normes SPS
  • Adaptation des outils de formation au champ aux exigences SPS
  • Formation de 402 producteurs et 432 dirigeants de coopératives dans 5 zones pilotes (Divo, Lakota, Vavoua, Guiglo et Adzopé), sur les mesures SPS à appliquer dans le processus de production et de traitement du cacao ;
  • Formation de 06 formateurs (3 ANADER et 3 Coopératives) aux animations pédagogiques dans la Filière Cacao, par EDES/COLEACP, en vue d’une démultiplication jusqu’aux petits producteurs ;

Au titre de la formation des responsables de l’administration

  • Formation de 139 Responsables de l’administration, en collaboration avec CropLife Afrique et Moyen Orient (CropLife AME), notamment du Ministère de l’Agriculture, de la Douane, du Ministère du Commerce, du Ministère de l’Intérieur et de la Sécurité et du Ministère de la Défense, intervenant dans les contrôles intérieurs et les échanges commerciaux de produits pesticides avec l’extérieur :ces formations ont contribué à réduire de façon considérable le niveau de la fraude sur les pesticides dans le pays.

Au titre du renforcement de la capacité d’analyse du laboratoire national en charge des résidus de pesticides

  • Equipement du laboratoire national en charge des analyses de contaminants (LANADA), en matériel de pointe, accessoires et consommables de laboratoire, notamment un Spectrophotomètre d’absorption atomique (ou AAS), un Evaporateur, un Four à moufle programmable, une Balance de haute précision, des réactifs, des solvants et du petit matériel de laboratoire.

 

Au titre de l’étude sur la prévention de la contamination des fèves de cacao par les résidus de pesticides dans les zones de production

  • Exécution, au tiers, de l’étude nationale sur les stratégies de prévention des contaminations des fèves de cacao par les résidus de pesticides. Sur la base des résultats partiels portant sur le tiers des échantillons attendus, les substances actives appartenant aux familles des Pyréthrinoïdes et des Néonicotinoïdes constitueraient les principaux pesticides détectés ayant des teneurs supérieures aux Limites maximales de résidus (LMR) fixées par le Codex Alimentarius et l’Union Européenne.

Au titre de la communication sur le projet

  • Réalisation et diffusion de reportages radio et télévisés, et d’un film-documentaire sur les activités du projet.
  • Publication d’articles de journaux dans des quotidiens nationaux et dans des Bulletins d’information périodiques du FIRCA.

 

ANNEXE : vue synoptique des différents documents de sensibilisation produits par le projet

 

SPS Cacao Africain en Côte d’Ivoire