Présentation du Projet de Relance de la Recherche Cotonnière

Programmes conventionnés

Bailleurs

Union Européenne/Etat de Côte d’Ivoire

Montant

3 473 939 euros / Part UE : 2 726 348 euros

2 278 754 605 FCFA/ Part UE : 1 788 367 055 FCFA

Durée

Initiales 37 mois / Après prorogation : 55 mois

Personne contact au FIRCA

M. EHOUMAN Anderson

Chargé de Programmes Coton,   Email: ehouman@firca.ci

Objectifs

Objectifs globaux :

  • Améliorer la productivité des exploitations
  • Améliorer les revenus des exploitants agricoles
  • Lutter contre la pauvreté dans les zones productrices de coton
  • Relancer durablement la Filière Coton.

 

Objectif spécifique :

Mettre en place un schéma durable d’organisation technique et financière du conseil agricole assurant la transparence des coûts et le contrôle de qualité de cette prestation.

Cibles

Institutions de recherche ou prestataires menant des activités de recherche.

Résultats attendus

  • De nouvelles variétés de coton, résistantes à certaines   maladies sont mises à la disposition du dispositif de multiplication semencière et la connaissance du Coton Génétiquement Modifié (CGM) est améliorée.
  • Des bonnes pratiques agricoles sont mises au point et mises à la disposition des structures d’encadrement agricole.
  • Les postes d’observations des zones cotonnières sont réhabilités.
  • Les capacités des producteurs et des agents des services de conseil agricole sont améliorées.
  • La connaissance des données techniques et économiques des exploitations cotonnières permet d’améliorer l’offre de services aux producteurs.
  • Le projet est bien géré

Principaux résultats

En ce qui concerne les résultats attendus, on peut retenir au terme du projet les éléments suivants :

i) Résultats 1: De nouvelles variétés de coton, résistantes à certaines maladies sont mises à la disposition du dispositif de multiplication semencière et la connaissance des CGM est améliorée :

  • Régénération de 174 génotypes qui sont conservés en chambre froide à la fois à Bouaké et à Abidjan et 88 hybrides pour améliorer la résistance des variétés contre la fusariose. La banque de gènes du cotonnier complètement détruite pendant la période crise en Côte d’Ivoire, a ainsi été reconstituée et dupliquée pour éviter les mêmes conséquences en cas de crise.
  • Sélection de six (6) variétés tolérantes à la fusariose qui engendrent un supplément de production de 140 à plus de 700 kg/ha par rapport aux variétés actuellement cultivées
  • Sélection de cinq (5) variétés tolérantes à la virescence florale qui engendrent un supplément de production de 200 à 350 kg/ha par rapport aux variétés actuellement cultivées
  • Production d’un document contenant une analyse complète et pertinente des aspects techniques et légaux en vue d’éclairer les acteurs de la Filière Coton et les décideurs sur le Coton Génétiquement Modifié (CGM). Ce document unique dans le monde, se présente comme un outil précieux d’aide à la décision en vue de l’adoption ou pas du CGM en Côte d’Ivoire.
  • Organisation d’un voyage d’échanges d’expérience sur le CGM avec les acteurs de la Filière Coton et les représentants des ministères en charge de la question des Organismes Génétiquement Modifiés (OGM) au Burkina Faso et au Cameroun.

Les activités liées à ce résultat ont été réalisées à 100 %.

 

ii) Résultat 2: Des bonnes pratiques agricoles sont mises au point et mises à la disposition des structures d’encadrement agricole :

  • Mise en évidence de trois (3) molécules alternatives aux pyréthrinoïdes efficaces contre C. leucotreta et P. gossypiella ainsi que sur les autres ravageurs (chenilles carpophages, insectes piqueurs suceurs)
  • Identification de molécules et associations de molécules efficaces contre leucotreta, P. gossypiella, les autres lépidoptères, les mouches blanches, les acariens et les jassides
  • Définition des options stratégiques basées sur le positionnement des alternatives aux pyréthrinoïdes durant les phases végétative (T1-T2) et fructifère (T5-T6) du cotonnier qui se traduisent par une augmentation de la productivité d’au moins 400 kg/ha
  • Définition des modalités pour l’utilisation efficace de la méthode de confusion sexuelle contre Thaumatotibia (Cryptophlebia) leucotreta en culture cotonnière. L’utilisation de la confusion sexuelle permet un gain de 245 kg/ha pour l’utilisation de 100 diffuseurs/ha
  • Préconisation de la buse à jet conique à un orifice, mieux adaptée à la lance pour une bonne pénétration des produits sur la masse végétative du cotonnier. L’utilisation de cette buse améliore les traitements insecticides et permet des gains bruts de revenus de l’ordre de 100 à 200 kg/ha
  • Identification de trois décades de semis : 11 au 20 juin, 21 au 30 juin, 1er au 10 juillet adaptées aux variations climatiques en fonction des zones de production. Les parcelles semées dans ces décades donnent des gains moyens bruts de 300 à 400 kg/ha
  • Détermination de quatre zones agro climatiques homogènes dans le bassin cotonnier et deux formules d’engrais : 12-10-24 +5S+4MgO +1B ; 12-15-20 +5S +4MgO +1B en fonction de ces zones. Ces formules ont donné, à la dose de 200 kg/ha, des gains de rendement brut de 128 à 210 kg/ha
  • Mise en évidence de gain de rendement allant de 15 à 50% de celui du témoin, sur un précédent cultural arachide combiné à l’utilisation de la fumure minérale (100 kg/ha de NPK Coton ou 200 kg/ha de NPK Coton).
  • Mise en évidence de l’efficacité de certains herbicides de prélevée et de post-levée sur Digitaria insularis, Euphorbia heterophylla, Commelina benghalensis, Acanthospermum hispidum Celosia trigyna et autres mauvaises herbes non maîtrisées en culture cotonnière. L’efficacité de ces herbicides permet des économies de temps de travail d’au moins 20 jours par ha, qui peuvent être consacrés aux autres activités de leurs exploitations, notamment aux cultures vivrières.

Les activités liées à ce résultat ont été réalisées à 100 %.

 

iii) Résultat 3 : Les postes d’observations des zones cotonnières sont réhabilités

  • 5 450 m de reprofilage et d’ouverture de pistes pour 4 Postes d’Observation (PO) : Korhogo, Boundiali, Séguéla et Niakara
  • 4 forages réhabilités sur les PO de Niakara, Séguéla, Nambingué et Dianra
  • Installation de circuits d’alimentation en eau de forage sur 6 PO : Korhogo, Boundiali, Dianra, Nambingué, Niakara et Séguéla
  • Construction de latrines sur 6 PO : Korhogo, Boundiali, Dianra, Nambingué, Niakara et Séguéla
  • Réhabilitation de magasins et aires de séchage sur les 6 PO : Korhogo, Boundiali, Dianra, Nambingué, Niakara et Séguéla
  • Équipement des 6 PO en mobiliers de bureau
  • Acquisition de 21 motos pour les auxiliaires de recherche sur les 6 PO et en milieu paysan
  • Recrutement de 6 Auxiliaires Techniques comme adjoints aux Responsables des PO pour la conduite des activités de recherche sur ces différents sites.
  • Formation chaque année d’au moins 50 agents des services R/D des sociétés cotonnières sur les protocoles expérimentaux de chaque campagne agricole
  • Réhabilitation ou réalisation des clôtures barbelées de cinq PO : Korhogo, Boundiali, Séguéla, Nambingué et Niakaramandougou
  • Équipement des chercheurs en matériel informatiques, en appareils photo, en matériel de laboratoire et en véhicules.

Les activités liées à ce résultat ont été réalisées à 100 %.

 

iv) Résultat 4: Les capacités des producteurs et des agents des services de conseil agricole sont améliorées

  • Formation de 70 agents en moyenne des services de vulgarisation des sociétés cotonnières au cours de chaque campagne agricole.
  • Edition de 48 supports didactiques : trois (3) catalogues, quatre (4) fiches techniques, deux (2) manuels, vingt-trois (23) affiches et dix-sept (17) supports pédagogiques, distribués aux sociétés cotonnières. Les catalogues ont été édités en 700 exemplaires, les fiches en plus de 6 000 exemplaires, les manuels en 200 exemplaires, les supports de formation en 100 exemplaires chacun et le nombre d’exemplaires des affiches varient entre 100 et 550 exemplaires.

Les activités liées à ce résultat ont été réalisées à 100 %.

 

vi) Résultat 5: La connaissance des données techniques et économiques des exploitations cotonnières permet d’améliorer l’offre de services aux producteurs

  • Production et diffusion du rapport final de la mission d’observation des exploitations cotonnières
  • Deux bases de données développées : MOBECOCE (Mission d’OBservation des Exploitations COtonnières et des Contraintes de l’Environnement de production), SUPARE (SUivi PAr RElevés)
  • Organisation d’une formation à l’endroit des acteurs de la Filière Coton pour l’appropriation des bases de données développées et à l’utilisation des bases de données BILAN COTON et SUPARE RPO sollicitées par les sociétés cotonnières pour le rapportage des activités du conseil agricole.

Les activités liées à ce résultat ont été réalisées à 100 %.