Projet de Promotion de la Compétitivité de la chaîne de valeur de l'Anacarde

Programmes conventionnés

Bailleurs

Le projet sera financé sur cinq ans (2018-2023) au moyen d’un financement de projets d’investissement (IPF) à hauteur de 236,11 millions de dollars US, dont un prêt de la BIRD du groupe de la Banque mondiale à hauteur de 200 millions de dollars US et 36,11 millions de dollars US représentant la contribution des bénéficiaires. Le projet bénéficiera d’une contribution de l’Etat de Côte d’Ivoire.

Montant

Le coût global du projet est de 262 Millions USD dont 200 Millions USD sur financement BIRD, 36 Millions USD sur financement du secteur privé et 26 Millions USD sur financement de l’Etat de Côte d’Ivoire y compris le CCA.

Le remboursement du prêt est prévu sur une durée de 25 ans, à partir des prélèvements sur les ressources d’exportation des noix brutes de cajou de la Filière Anacarde.

Durée

Le projet sera financé sur cinq ans (2018-2022).

 

Personne contact au FIRCA

Mme TRAORE Assita

Directrice des Cultures d’Exportation et des Productions Forestières (DDCEPF), Coordonnatrice des sous-composantes 2.1 et 2.2 du PPCA.

Email : traorea@firca.ci

M. NONKPIN Eman

Chargé de Programmes Anacarde et Canne à sucre, Coordonnateur Adjoint des sous-composantes 2.1 et 2.2 du PPCA.

Email : nonkpin@firca.ci

Objectifs

Le projet se propose d’intervenir à tous les niveaux de la chaine de valeur de la production aux exportations, en particulier celui de la transformation locale pour les marchés d’exportation. Cela suppose également d’accorder la priorité à l’augmentation des rendements des vergers, au renforcement des institutions sectorielles, à la poursuite de la réhabilitation des entrepôts et à l’expansion des capacités, ainsi qu’au développement des infrastructures pour la commercialisation (y compris les routes rurales) et à la préparation des industries de transformation de la noix de cajou à affronter les exigences du marché international.

L’Objectif de développement du projet (ODP) est donc d’accroître la productivité, la qualité et la valeur ajoutée de la noix de cajou, qui sont des actions qui profiteront aux petits exploitants et à l’industrie de transformation du cajou en Côte d’Ivoire.

Les indicateurs de succès du PPCA se déclinent autour des paramètres de compétitivité de la Filière Anacarde, à savoir :

  • l’augmentation de la productivité de cajou dans la zone du projet (kg de NCB par hectare)
  • l’amélioration de la qualité des Noix Cajou Brutes exportées et reçues par les transformateurs
  • l’augmentation de la part des NCB transformées sur le marché intérieur (pourcentage)
  • les producteurs ayant bénéficié des actifs ou des services agricoles (nombre), dont les femmes bénéficiaires (pourcentage).

Le dispositif institutionnel du projet est organisé comme suit :

  • Le Maître d’Ouvrage du Projet est le Ministère de l’Agriculture qui en assure la tutelle. Le Comité Interministériel des matières Premières (CIMP), qui est l’instance d’orientation stratégique de la filière anacarde interviendra si nécessaire en qualité d’organe d’orientation du projet.
  • Un comité de Pilotage du Projet, le Conseil d’Administration du Conseil du Coton et de l’Anacarde (organisme emprunteur), est l’instance d’approbation des différents documents du projet.
  • Une Unité de Coordination du Projet (UCP), logée au sein du Conseil du Coton et de l’Anacarde (CCA). Le Directeur Général du Conseil Coton-Anacarde (CCA) assure la fonction de Coordonnateur, assisté par deux Coordonnateurs Adjoints, respectivement pour les volets agricoles et transformation industrielle de l’anacarde et des spécialistes dans les domaines des activités mises en œuvre par le projet.
  • L’unité de Coordination est assistée par le BNETD, notamment pour la réalisation des études techniques. Le BNETD sera chargé à ce titre de mobiliser l’expertise nécessaire dans la mise en œuvre du projet, en fonction des besoins de la coordination.
  • Le FIRCA est désigné pour la gestion fiduciaire du projet. Cette responsabilité sera transférée au CCA au terme de l’évaluation satisfaisante de la gestion fiduciaire du CCA par la Banque mondiale.
  • Sous la supervision de l’Unité de Coordination, les activités du projet sont réalisées à travers :
    1. des conventions avec : (i) le FIRCA pour la programmation, le suivi et l’exécution des activités relatives à la recherche et la vulgarisation agricoles, (ii) l’AGEDI pour les études et le suivi de réalisation des zones industrielles, (iii) l’AGEROUTE pour les travaux de réhabilitation des pistes rurales, (iv) la DOPA pour l’organisation des acteurs de la chaine des valeurs de la filière anacarde en entités professionnelles ;
    2. des conventions de partenariat avec des institutions internationales (ICRAF, Comcashew) et des institutions des pays (Vietnam, Inde, Tanzanie, Brésil) ;
    3. des contrats avec des prestataires de services, recrutés conformément au plan de passation de marchés approuvé par la Banque mondiale.

Cibles

Les principaux bénéficiaires du projet sont :

  • les petits exploitants agricoles notamment les jeunes et les femmes ;
  • les organisations professionnelles agricoles ;
  • , les acheteurs, les transformateurs de noix de cajou et les exportateurs ;
  • Les chercheurs et les agents de vulgarisation ;
  • La main d’œuvre employée dans l’industrie de transformation des noix brutes de cajou et les entreprises de l’agro transformation de la noix brute de cajou.
  • les principales institutions publiques à savoir : le Conseil du coton et de l’Anacarde, le Ministère en charge de l’Agriculture, le Ministère en charge du Commerce, de l’Industrie et de la promotion des PME, et le Ministère en charge de l’Environnement, des infrastructures économiques.

Résultats attendus

La Filière anacarde est compétitive par :

  • Une augmentation de la productivité moyenne de l’anacardier qui passerait de 524 Kg/Ha à 625 Kg/Ha noix brutes de cajou (NBC) chez les bénéficiaires du projet
  • Une amélioration de la qualité des NBC exportées et reçues par les transformateurs pour atteindre un taux d’amande de 52 lbs pour 80 kg, contre une référence de 46 à 48 lbs actuellement
  • Une augmentation de la part des NBC transformées au niveau local qui passerait de 49 000 T à 155 000 T par an
  • Parmi les bénéficiaires des actifs ou services du projet, il est prévu 225 000 producteurs, dont au moins 15 % de femmes

Principaux résultats

Composante 1

Renforcer les capacités du CCA à gérer la filière anacarde :

Des ateliers bilan des comités de veille sur la commercialisation au niveau départemental ont été organisés du 04 au 09 février 2019

Des ateliers de formation des agents relais sur le dispositif de la commercialisation de la noix de cajou ont été organisés du 04 au 09 février 2019 ;

Un contrat a été signé avec le BNEDT en vue de mettre en place un dispositif de veille économique de la filière anacarde. Les études ont démarré.

Un atelier de formation sur les mesures de sauvegarde environnementale et sociale a été organisé du 09 au 11 Janvier 2019 à Yamoussoukro avec la participation de 43 personnes issues des différentes AEP.

Engager le processus d’identification des acteurs de la filière anacarde : 

L’acquisition de 80 000 cartes et 400 terminaux destinées aux agents de terrains (CCA et ANADER ) et les producteurs pour la collecte électronique de données est en cours.

Appuyer à la mise en place de l’Organisation Interprofessionnelle Agricole de la Filière Anacarde :

12 ateliers en vue d’Informer les acteurs sur le PPCA, la structuration des OPA, et le processus de mise en place de l’OIA ont été organisés du 04 au 09 février 2019 dans toutes les zones productrices d’anacarde.

Renforcer les capacités des OPA de la filière anacarde :

Des sacs de jute ont été acquis pour être distribués aux producteurs membres des sociétés coopératives ;

L’Ecole Supérieure d’Agronomie a été recruté pour faire le diagnostic et le coaching de producteurs. Trois premières coopératives bénéficieront de cet appui dans le cadre de la phase pilote des petites unités de transformation installées au sein des coopératives. Une mission a été organisé à Bondoukou, Bouna et Daloa en vue de préparer la mission. 

Renforcer la Direction des Organisations Professionnelles Agricoles (DOPA) :

10 nouvelles coopératives (19 déjà formées en 2018) ont bénéficié d’un appui technique à travers l’installation du logiciel de gestion des sociétés coopératives « LOGISCOOP ».

Un Consultant sera recruté en vue d’évaluer le LOGISCOOP et son utilisation par les sociétés coopératives bénéficiaires.

Améliorer l’environnement des affaires (renforcement des capacités de l’Autorité de Régulation de Système de Récépissés d’Entreposage (ARRE) :

1976 carnets de récépissés d’entreposage ont été réceptionnés, la location du local du data center de l’ARRE est effectif, l’aménagement intérieur des installations du CITA à Yamoussoukro est à 80% de réalisation et trois conteneurs (3) de matériels ont été réceptionnés sur le site.

Composante 2

Programme National de Recherche sur l’Anacardier (PNRA) :

Les contrats de mise en œuvre des activités du Programme National de Recherche sur l’Anacardier (PNRA) ont été signés avec le CNRA (axe agronomie et amélioration variétale), avec l’UFBH (axe Défense des Cultures), avec l’UNA (axe Biotchnologie), avec UPGC (axe agro-pédologie), INPHB (axe valorisation des produits).

Vulgarisation agricole et de transfert de technologie :

La mise en œuvre des activités de vulgarisation agricole et de transfert de technologie sur l’anacarde, se sont concrétisés par la signature des contrats de prestations avec la Direction générale et les Directions Régionales de l’ANADER

Le dispositif la mise en œuvre du conseil agricole dédié aux producteurs d’anacarde en cours est constitué de 274 conseillers agricoles anacarde (CAA) et 35 techniciens spécialisés anacarde (TSA).

Dans le cadre du renforcement des capacités des agents dédiés au conseil agricole, des ateliers de formation sur les Bonnes Pratiques Agricoles (BPA) ont été réalisées à Bouaké du 24 au 30 mars 2019, à Korhogo du 31 mars au 06 avril 2019 et à Bondoukou du 08 au 14 avril 2019.

Centres de Développement de la Cajouculture (CDC) :

Concernant les Centres de Développement de la Cajouculture (CDC), 4 sites potentiels ont été retenus et les réflexions se poursuivent.

Opérateurs Privés de Cajou (OPCA) :

S’agissant du programme des Opérateurs Privés de Cajou (OPCA), un cabinet a été retenu pour sa mise en œuvre.

E-extension :

Quant au projet E-extension dans la filière anacarde, sur indication de la Banque mondiale, il a été arrimé au PNSDEA dans un souci de mutualisation des moyens et de cohérence dans l’approche de vulgarisation au moyen des TIC au plan national. Parallèlement, le FIRCA a lancé un processus de sélection d’un cabinet pour la réalisation de l’étude faisabilité.

Réhabilitation et entretien des routes rurales

Les entreprises ont été sélectionnées et les contrats sont en cours de finalisation. Les travaux démarreront ente le 15 et le 1er juin.

Composante 3

Les études environnementales et sociales stratégiques (EESS) des zones agro industrielles (ZAI), les Etudes d’Impacts/Constats d’Impacts environnementales et sociales (EIES/CIES) et études de PAR sont en cours.

Composante 4

La première mission de supervision du projet par la Banque mondiale s’est tenue du 14 au 25 janvier 2019 à Abidjan, et le lancement officiel du projet à Abidjan le 24 Janvier 2019.