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Programme de Productivité Agricole en Afrique de l’Ouest – Côte d’Ivoire

Présentation du PPAAO/WAAPP Côte d’Ivoire

Le Programme de Productivité Agricole en Afrique de l’Ouest, en abrégé PPAAO ou WAAPP en anglais, initié par la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) est mis en oeuvre par le Conseil Ouest et Centre Africain pour la Recherche et le Développement Agricole (CORAF/WECARD), qui assure sa coordination régionale. Son financement est assuré principalement par la Banque Mondiale, appuyé par divers fonds fiduciaires multi-donateurs. Ce projet couvre treize (13) pays de la zone CEDEAO : Le Ghana, le Mali et le Sénégal pour le WAAPP 1.A, le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire et le Nigéria pour WAAPP 1.B, le Bénin, le Niger, le Togo, la Gambie, la Guinée, le Libéria et la Sierra Leone pour le WAAPP 1.C.

Le PPAAO/WAAPP Côte d’Ivoire bénéficie de trois financements et comporte deux volets :

  • Pour le premier volet dit PPAAO/WAAPP 1.B : le financement est assuré par l’IDA et le Trust Fund Espagnol. Sur ces financements dont les mises en vigueur ont été effectuées le 21 septembre 2011 pour l’IDA et le 12 janvier 2012 pour le Trust Fund GFRP, les filières retenues pour la première phase sont : la banane plantain, le maïs, le manioc, l’igname, le porc et la volaille traditionnelle.
  • Le second volet dit PPAAO/WAAPP 1.C : la Côte d’Ivoire, dans le cadre d’un appui de la Banque Mondiale aux stratégies nationales de développement du riz dans les pays membres de l’Union du Fleuve Mano (UFM), bénéficie d’un financement provenant d’un don PHRD « trust fund » octroyé par le Gouvernement du Japon, à travers la Coalition pour le développement du riz en Afrique, parrainée par la JICA et le CORAF. L’accord de financement a été signé en janvier 2012 et le financement est entré en vigueur en avril 2012.

Objectif

L’objectif visé par le PPAAO/WAAPP est l’amélioration de la productivité agricole dans le secteur des productions alimentaires, tout en favorisant l’intégration régionale comme instruments de promotion d’une croissance partagée et de réduction de la pauvreté en Afrique de l’Ouest.

Quelques résultats majeurs obtenus:

Au niveau de la banane plantain dont la Côte d’Ivoire abrite un Centre National de Spécialisation (CNS), le WAAPP a permis l’intensification de la Coopération Régionale en matière d’échanges de connaissances et technologiques:(a) les technologies améliorées disponibles sur le marché ou générées par le CNS sont présentement diffusées dans la sous-région et changent la vie des bénéficiaires. En effet le CNS a mis au point un paquet technologique pour la banane plantain qui a déjà un impact positif selon l’étude d’impact sur un panel de bénéficiaires. Les résultats de cette évaluation préliminaire montrent une variation dans l’augmentation du rendement oscillant de 15% à 50%. ; (b) on assiste à une plus grande interaction avec les autres pays dans les efforts pour résoudre des problèmes communs.

En ce qui concerne la filière riz, nous pouvons noter avec satisfaction que les effets de l’appui du WAAPP à la Stratégie Nationale de Développement du Riz sont déjà perceptibles avec la baisse des importations de riz de 300 000 tonnes grâce au gain de compétitivité du riz local. En effet le WAAPP a apporté une contribution importante à ce résultat notamment par la mise à disposition des producteurs de semences certifiées de variétés améliorées et la relance des activités du Centre Formation à la Mécanisation Agricole de Grand Lahou (CFMAG).
le WAAPP a un impact considérable dans la reconstruction du système semencier du riz : -i- le système de certification des semences est maintenant opérationnel après un coup d’arrêt depuis 1994; -ii- un programme ambitieux de multiplication des semences est en cours de mise en oeuvre ; -iii- le WAAPP a accompagné les acteurs dans la création d’un marché électronique de semences pour garantir le lien entre l’offre et la demande.
L’évaluation d’impact réalisée sur un panel de bénéficiaires et non-bénéficiaires des interventions du WAAPP suivi de manière permanente confirme que le WAAPP a des effets positifs et mesurables sur les rendements et sur les revenus des riziculteurs : Les premiers rendements obtenus par les bénéficiaires (4,7 tonnes de paddy/ha en moyenne en riziculture irriguée) sont le double de ceux obtenus par les non-bénéficiaires (2,5 tonnes de paddy/ha).

Pour ce qui est des autres filières ciblées, les résultats du WAAPP sont perceptibles à travers la disponibilité de technologies permettant: (i) d’accroître significativement les rendements au champ de la banane plantain, du manioc et du maïs et (ii) de mettre à la disposition des consommateurs de nouveaux produits (farine de banane plantain, pain à base de farines de manioc et de maïs, etc.).

Une mutation est en train de s’opérer au niveau des populations rurales notamment celles de zones forestières qui ont, suivant les nouvelles opportunités économiques qui apparaissent, hissé les cultures vivrières, notamment la banane plantain et le manioc, au rang de cultures de rente.

Par ailleurs le WAAPP a permis la mise en place d’une pépinière de chercheurs par l’octroi de bourses pour la formation de jeunes scientifiques dont plusieurs doctorants qui sont déjà intégrés dans les différents programmes de recherche agronomique.

De nouveaux métiers ont été développés au profit des jeunes et des femmes :

  • Pâtissier avec farines composées
  • Pépiniéristes de plantain
  • Producteurs de boutures de manioc
  • Producteur de géniteurs de porcs améliorés
  • Accouveur villageois pour volaille traditionnelle
  • Vaccinateur villageois de volaille traditionnelle

Quelques perspectives

Toutefois, nous tenons à porter à votre connaissance que de nombreux défis restent encore à être relevés par le PPAAO/WAAPP. Il s’agit de: (i) accroître la disponibilité de semences (notamment les semences de base et de pré-base) et plants certifiés pour accélérer l’amélioration de la productivité; (ii) améliorer les services d’appui aux producteurs en tenant compte des nouvelles approches développées (e-extension, Plateformes d’innovation, etc.) et (iii) porter à échelle la diffusion des technologies à fort impact et renforcer les actions de communication pour l’adoption de ces technologies.

Poursuivre les projets de recherche-développement et assurer le transfert des résultats aux acteurs finaux.

Renforcer la synergie avec les autres projets agricoles en vue de capitaliser et de mutualiser les efforts sur (i) la production de semences et plants certifiés, (ii) la mise à marché des produits et le renforcement des capacités des acteurs… En savoir plus