Contribution du FIRCA à la mise en œuvre des programmes de la Filière Igname

Financement des Programmes de Développement des Filières Agricoles

Programme de développement de la filière

La filière igname est une filière importante du point de vue de leur contribution à la sécurité alimentaire des populations. C’est la 1ère spéculation en terme de volume de production. Malgré cela, la filière igname n’est pas structurée et enregistre une faible productivité.

Le programme de développement de cette filière a pour objectif général de contribuer à l’amélioration de la productivité et la professionnalisation des acteurs de la chaîne des valeurs. Il s’agit de manière opérationnelle, d’assurer la génération et/ou le transfert des technologies performantes, de favoriser leur diffusion et leur adoption par les acteurs afin d’améliorer leur performance.

Evolution des cotisations de la filière

La filière igname ne cotise pas encore au FIRCA, parce qu’elle n’est pas suffisamment organisée.

Aussi, les actions de développement dans cette filière ont-t-elles démarrées en 2011, dans le cadre du Programme de Productivité Agricole en Afrique de l’Ouest (PPAAO/WAAPP) sur un financement de la Banque Mondiale. Ce programme a clôturé fin décembre 2016. Par suite, le FIRCA à travers la Caisse de Solidarité finance depuis 2018, un projet de diffusion des innovations de gestion durable de la fertilité du sol développées par le projet YAMSYS.

Liste des projets mis en oeuvre

  • Le Projet d’appui à la relance des filières agricoles de Côte d’Ivoire (PARFACI)
  • Le Projet Filières agricoles durables de Côte d’Ivoire (FADCI)
  • Le Projet d’appui au développement des filières manioc et maraîchers en Côte d’Ivoire (PRO2M)

Résultats significatifs

  • Recherche
  • une méthode de conservation améliorée à travers une cabane équipée des claies surélevées pour la disposition des ignames sur plateforme a été mise au point pour réduire les pertes de poids des tubercules à la conservation.
  • une méthode de conservation par l’utilisation d’un traitement Bio-insecticide à base d’extraits aqueux de feuille de papaye qui s’est avérée efficace pour réduire les infestations de cochenilles à la conservation. La pulvérisation d’extraits de gingembre ou de tabac sur des tubercules indemnes de blessure a donné des résultats très satisfaisants.
  • La méthode de lutte mise en place qui est la lutte intégrée contre les maladies et les ravageurs de l’igname consiste à utiliser des variétés améliorées tolérantes d’igname, à sélectionner des semences de bonne qualité puis traitées avec une solution de callicuivre et de tabac et à effectuer des désherbages réguliers des parcelles. Les traitements effectués lors de la mise en terre des semenceaux ont réduit l’incidence des maladies et des ravageurs sur les plants traités. Bien que ne ciblant pas les viroses, les traitements ont réduit l’incidence moyenne des maladies virales (25 % à 18,5 %) entre les plants non traités et traités et réduit considérablement la présence des cochenilles à boucliers et farineuses à la récolte. Une carte sanitaire de l’igname a été élaborée.
  • une technique de production de semenceaux d’igname par le bouturage de rameaux aériens, introduite du Ghana, a fait l’objet d’adaptation et est en cours de diffusion.
  • une méthode rapide et peu coûteuse de diagnostic de la fertilité des sols à l’optimisation de la fertilisation azotée et potassique de l’igname a été mise au point
  • un système de jachère améliorée de courte durée basée sur le parcage nocturne des bovins durant une période de 4 mois maximum sur des sols pauvres permet d’augmenter le rendement de l’igname plus à 89%
  • un itinéraire technique innovant portant sur l’association igname-manioc a été mis au point
  • Deux (2) souches locales de champignons endomycorhizogènes d’intérêt que sont, (Rhizophagus et Acaulospora colombiana) dont les effets améliorateurs sur la productivité de l’igname ont été identifiées et conservées. L’effet améliorant de deux champignons mychorhiziens (Rhizophagus et Acaulospora colombiana) a été mis en évidence sur la croissance, la vigueur des plants et le rendement de la culture de l’igname, en doublant, voire en triplant le rendement (plus de 20 t/ha). Une production à grande échelle est donc nécessaire, pour la vulgarisation de la technologie pouvant contribuer à accroître les rendements de l’igname.
  • Des sites de démonstration en milieu paysan de l’efficacité des champignons endomycorhizogènes qui se sont montrés efficaces sur le manioc, sont en cours d’installation afin de faciliter l’adoption de cette technologie.
  • Conseil agricole
  • La technique de production de semenceaux d’igname dite de miniset est en cours de diffusion auprès de 600 producteurs sur 6 champs écoles.
  • 4 plateformes sont installées à Kong, Kouassi Kouassikro, Dabakala et Bondoukou.
  • Formation
  • 145 producteurs semenciers ont été formés à la technique de mini set d’igname. Ces actions conjuguées vont aboutir à la constitution d’un noyau de producteurs semenciers opérant dans cette filière en afin d’amorcer le traitement de la question de l’indisponibilité de matériel végétal.
  • 295 producteurs champions ont été formés sur les innovations de gestion de la fertilité des sols à Kong, Dabakala, Kouassi Kouassikro et Bondoukou.