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Investir pour le futur, Anticiper, Innover

Etat d’avancement des activités de recherche

Au 30 avril 2014, les activités de recherche menées par le CNRA, ont donné les résultats suivants:

Activité 1 : Adaptation des nouvelles variétés de cotonniers aux différentes conditions agro-écologiques

Cette activité se propose de contribuer à mettre au point de nouvelles variétés de cotonnier performantes et rustiques, résistantes à la fusariose et/ou la virescence, adaptées à une gamme variée de conditions de culture, et aptes au transfert de transgènes.

Les essais prévus dans le cadre de cette activité de recherche ont été mis en place entre la fin du mois de juin et le 20 juillet 2013, sur la station coton de Bouaké, sur cinq postes d’observations (PO) et en milieu paysan.

Au cours de l’année 2013, les semences de 147 génotypes ont été produites et conservées en chambre froide. En matière de création de variabilité, un total de 182 hybrides ont été formés dans le cadre du transfert de la résistance à la fusariose, de la pilosité foliaire et d’autres caractères utiles.

Activité 2 : Etude de faisabilité du Coton Génétiquement Modifié

Cette activité se propose d’étudier la faisabilité du coton génétiquement modifié (CGM) par une analyse complète et pertinente des aspects techniques et légales en vue de lever toutes les contraintes liées à son adoption.

Le lancement de la procédure de recrutement des prestataires pour l’étude de faisabilité du Coton Génétiquement Modifié (CGM)  a démarré le 10 février 2014.

Cette procédure s’est achevée avec la sélection du CIRAD le 04 avril 2014.  INTERCOTON a été invité aux travaux du Comité des Agréments et des Marchés, pour l’ouverture des plis et le jugement des offres.

Le CIRAD a reçu un ordre de service pour commencer l’étude le 1er juin 2014.

Activité 3 : Gestion Intégrée des Nuisibles Emergents du Cotonnier en Côte d’Ivoire

Cette activité se propose de développer une stratégie appropriée de gestion optimale de deux nuisibles émergents C. leucotreta et P. gossypiella, par une évaluation des niveaux de résistance aux insecticides chez différentes souches de terrain des deux nuisibles, par la mise au point de nouvelles méthodes de lutte efficaces et la définition d’un nouveau programme de gestion de ces nuisibles.

Les tests réalisés ont permis de révéler une probable résistance des souches de C. leucotreta et P. gossypiella à la cypermétrine et à la deltamétrine par rapport au données des années 1988.

En ce qui concerne l’évaluation de nouvelles molécules contre C. leucotreta et P. gossypiella, une dizaine de produits a été testée. L’association binaire, Spinetoram-Sulfoxaflor (100+300), s’est montrée efficace sur les deux ravageurs. L’association binaire, Alphacyperméthrine-Téflubenzuron (75+75), a été efficace sur P. gossypiella et le Téflubenzuron (150) sur C. leucotreta.

Ces résultats doivent être confirmés pendant la deuxième année.

Trois méthodes agronomiques de lutte contre C. leucotreta et P. gossypiella ont été également évaluées : écimage manuel, densité de semis et utilisation du maïs comme plante piège.

La lutte par l’écimage manuel des plants de cotonnier a présenté les meilleurs perspectives en termes de contrôle des infestations de chenilles carpophages et d’augmentation du rendement. Toutefois, ces résultats doivent être consolidés au cours de la deuxième campagne.

Activité 4 :  Techniques d’application foliaire des insecticides sur cotonniers

Cette activité se propose d’établir les modalités pratiques d’une optimisation de l’efficacité de la technique d’application foliaire avec la lance, en déterminant l’ampleur de la dérive en matière de pratiques phytosanitaires, notamment les méthodes d’application foliaire des insecticides, en mettant au point un type de buse approprié et en définissant un meilleur positionnement de la lance.

Pour ce faire, les activités planifiées ont été réalisées à travers un essai en station et une enquête en milieu paysan pour la campagne agricole 2013-2014.

Les résultats de l’enquête, sur les habitudes des producteurs en matière de traitements insecticides, indiquent que plus de 86% des producteurs de coton utilisent les pulvérisateurs à dos à pression entretenue muni de lance pour les traitements insecticides sur les cotonniers.

Par ailleurs, plus de 10% des paysans qui utilisent les pulvérisateurs à dos à pression entretenue munis de lance, procèdent par balayage devant eux au cours des traitements insecticides. Cette pratique s’avère très dangereuse pour la santé de l’applicateur car c’est une source de contamination directe aux bouillies pulvérisées.

Près de 61% des producteurs utilisant des pulvérisateurs avec la lance pensent bien traiter au moins deux (02) lignes de cotonniers simultanément par passage.

Les résultats de l’essai mis en place à la station de recherche sur la culture de coton à Bouaké, ont montré qu’il n’existe pas de différence significative entre les applications à lance et les applications à rampe dans le contrôle des ravageurs lorsqu’on traite au plus deux lignes consécutives du cotonnier par passage. Ainsi, les applications à lance traitent aussi bien les cotonniers que les applications à rampe.

On note que le positionnement de la lance sur le côté au cours des traitements insecticides, réduit considérablement les contaminations directes des applicateurs.

Activité 5 : Amélioration des itinéraires techniques en fonction de l’évolution du climat dans les zones de production cotonnière

L’objectif majeur de cette activité est de déterminer des dates optimales de semis par une analyse agro climatique de certains paramètres de la zone cotonnière de la Côte d’Ivoire. Plus spécifiquement, il s’agira d’actualiser le zonage agro-climatique de la zone de production de coton et d’établir de nouveaux calendriers culturaux disponibles pour chaque zone agro-climatique.

Les premiers résultats des analyses du cumul décadaire, des pluies extrêmes, des séquences sèches au cours du cycle du cotonnier ont permis un calage des dates de semis. Ainsi, les périodes optimales de semis du coton dans la zone cotonnière de la Côte d’Ivoire peuvent se situer entre la troisième décade de juin et la deuxième décade de juillet selon la localité comme indiqué dans le tableau 1.

Tableau 1 : Dates optimales de semis après calage du cycle du cotonnier

Pendant la deuxième année de mise en œuvre du projet, c’est à dire au cours de la campagne 2014/2015, les dates optimales obtenues statistiquement seront testées sur le terrain afin de voir leur effectivité.

Activité 6 : Diagnostic et correction de la fertilité des sols dans les systèmes de culture  Coton-Vivriers

Cette activité se propose de mettre au point de nouvelles formules et doses d’engrais adaptées aux conditions de production.

Les activités prévues ont connu un début d’exécution avec l’échantillonnage pédologique du degré carré de Boundiali, incluant les localités de Boundiali, Kasseré, Gbon Madinani et Kolia.

Les vingt six (26) échantillons composites obtenus à la suite de l’échantillonnage ont été traités, conditionnés et  acheminés à l’ESA pour les analyses physico-chimiques. Ces analyses permettront d’avoir le niveau de fertilité du dégré carré de Boundiali.

Activité 7 : Utilisation de légumineuses alimentaires et de plantes de couverture pour l’amélioration de la fertilité des sols et la maîtrise des mauvaises herbes

Cette activité se propose d’introduire les légumineuses de couverture dans les systèmes de culture à base de cotonniers. Pour y parvenir, la connaissance de l’itinéraire technique de chaque légumineuse de couverture sera approfondie, les contraintes et avantages relatifs aux différentes légumineuses de couverture sont connus, sur un plan technique et économique et des documents didactiques sur les meilleures plantes de couverture sont mis à la disposition du conseil agricole pour vulgariser les résultats de cette action de recherche.

Quatre essais d’association coton-légumineuses alimentaires ont été mis en place sur PO (3) et sur station (1). Chaque essai a une superficie de 6 000 m2 soit un total de 2,4 ha pour l’ensemble des essais. Les légumineuses alimentaires utilisées sont le soja, le niébé et l’arachide.

Au terme de la première campagne, quatre-vingt-treize (93) échantillons composites de sols issus de 4 essais (PO de Korhogo, de Boundiali et de Nambingué et sur la station Coton) ont été acheminés au laboratoire d’analyse de sol de L’ESA. Ces analyses de sols devraient permettre de voir l’effet de chaque légumineuse sur la fertilité du sol.

Il ressort des essais association coton légumineuses (Coton-arachide, coton-soja et coton-niébé) que : la date d’implantation des cultures agit fortement sur la validité  de l’association.  Ainsi le semis tardif de la culture principale qui est le coton, affecte le rendement du coton (culture principale) et par conséquent joue sur l’efficacité de l’association culturale  quelle que soit la légumineuse utilisée.

Au niveau de l’association coton-arachide, les trois densités (T1, T3 et T5) testées se prêtent mieux pour l’association. Concernant, l’association coton-soja, seul le traitement T1 (une ligne de soja associée à 2 lignes de cotonnier soit 54 612 plants de cotonnier /ha et 41 000 plants de légumineuses/ha) semble le plus approprié pour une association enfin au niveau de l’association coton niébé, le traitement T1 (une ligne de niébé associée à 2 lignes de cotonnier soit 54 612 plants de cotonnier /ha et 41000plants de légumineuses/ha) se prête à l’association.

Les données de la première année d’expérimentation seront confirmées ou infirmées par les essais qui seront mis en place au cours de la campagne 2014-2015. En outre les échantillons de sol prélevés seront analysés afin de voir l’effet de ces légumineuses sur les caractéristiques du sol.

Activité 8 : Suivi de l’enherbement et recherche de méthodes efficaces de gestion des mauvaises herbes dans des systèmes de culture à base de cotonnier 

Cette activité se propose d’améliorer le désherbage des mauvaises herbes dominantes par l’utilisation des herbicides appropriés, en actualisant la connaissance de la flore des mauvaises herbes de la culture cotonnière, en sélectionnant des herbicides efficaces contre Digitaria insularis et contre les autres mauvaises herbes dominantes et enfin en mettant un document didactique à la disposition des services de conseil agricole pour  la vulgarisation.

Pour cette première campagne neuf herbicides, utilisés en pré ou post-levée, ont été testés sur Digitaria insularis et cinq autres sur les autres mauvaises herbes du cotonnier. Il s’agit notamment de Euphorbia heterophylla, Rootboellia cochinchinensis, Croton hirtus, Commelina benghalensis, Ageratum conyzoides, Hyptis suaveolens et Phyllanthus amarus.

Seul l’herbicide à base de Oxadiargyl a assuré un désherbage acceptable à bon jusqu’à 23 JAS. En outre, il est sélectif de la culture cotonnière.

Les essais seront repris en 2014 sur trois sites différents pour mieux apprécier le comportement des herbicides testés.

Activité 9 :  Réhabilitation des Postes d’Observation (PO) en zones de production cotonnière

L’activité n°9  prévoit l’acquisition d’équipements scientifiques et techniques, la réhabilitation de six PO, la formation du personnel des PO et des Milieux Paysans, le fonctionnement des  PO et le fonctionnement de l’Equipe de recherche.

En termes de formation des agents des PO et de ceux du milieu paysan, 3 sessions de formation ont été organisées au cours du mois de juin 2013 à l’attention de 32 agents R&D des sociétés cotonnières Ivoire Coton, SECO et COIC.

La réhabilitation des six (6) PO identifiés dans le projet n’a pu démarrer cette campagne 2013-2014. La cellule de coordination met tout en œuvre pour démarrer les réhabilitations des PO au cours de la campagne 2014-2015.

En ce qui concerne l’achat des équipements scientifiques, le CNRA a acquis :

  • six (6) ordinateurs portables
  • quatre (4) ordinateurs de bureau
  • quatre (4) onduleurs, six (6) imprimantes à jet d’encre
  • trois (3) imprimantes laser
  • quatre (4) appareils photo numériques
  • quarante-huit (48) pulvérisateurs et accessoires.

Activité 10 : Transfert de connaissances, de la recherche au conseil agricole

Cette activité se propose de renforcer les capacités des producteurs et des agents des services de conseil agricole afin d’améliorer leurs performances.

Le  CNRA a organisé du lundi 2 au mercredi 4 décembre 2013 à Korhogo, un atelier de renforcement des capacités des responsables du conseil agricole des sociétés cotonnières. Cet atelier a réuni quarante et un (41) participants venus des principales sociétés cotonnières à savoir : CIDT (10), Ivoire Coton (9), SECO (9) et COIC (13).

La formation, en salle de 3 jours des responsables des services de conseil agricole, s’est articulée autour des huit (8) modules ci-après listés, présentés successivement par les chercheurs du CNRA :

  1. Connaissance des ravageurs et leurs dégâts
  2. Méthodes et stratégies de gestion des Nuisibles
  3. Dangers liés à l’utilisation des pesticides
  4. Gestion des mauvaises herbes
  5. Fertilisation raisonnée du cotonnier
  6. Bonnes pratiques  agricoles  pour l’amélioration de la production du coton graine en quantité et en qualité
  7. Production des semences et renouvellement des variétés de coton
  8. Variabilité climatique et bonnes pratiques agricoles.

Activité 11 : Mission d’observation des exploitations cotonnières

Cette activité se propose d’améliorer la connaissance des données techniques et économiques des exploitations cotonnières afin d’améliorer l’offre de services aux producteurs de la part de la recherche agronomique, les structures d’encadrement agricole et les organisations professionnelles ou interprofessionnelles de la Filière Coton.

La procédure de sélection du prestataire a démarré en février 2014.

Cette procédure s’est achevée avec la sélection de TECHNOSERVE le 28 mars 2014. TECHNOSERVE a reçu un ordre de service pour commencer l’étude  le 15 mai 2014.