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Lutte contre la maladie du Swollen Shoot en Côte d’Ivoire

Contexte de la lutte contre la maladie du swollen shoot en Côte d’Ivoire

Le swollen shoot ou « maladie du gonflement des rameaux » est une grave affection du cacaoyer qui provoque la destruction des vergers. Cette maladie causée par un virus a été découverte pour la première fois au Ghana où elle a entraîné la mort d’au moins 200 millions de cacaoyers. Le symptôme caractéristique est le gonflement des rameaux qui a donné le nom à la maladie.

Le de lutte contre la maladie du swollen shoot démarré en 2007 et renforcé à partir de 2010 comprend trois composantes : (i) la recherche appliquée pour générer des technologies adaptées à la lutte contre le swollen shoot, (ii) le renforcement des capacités techniques des producteurs pour la gestion durable de la maladie et (iii) les mesures d’accompagnement pour la replantation des vergers de cacaoyer infectés par la maladie du swollen shoot. Ce programme exécuté 2007 à 2017 s’est fait en quatre phases.

 L’exécution de ce programme est assurée par le FIRCA en qualité de maître d’ouvrage délégué des structures de gestion de la filière qui se sont succédées de 2007 à 2012. Au plan opérationnel, la conduite des activités implique le CNRA (Centre National de Recherche Agronomique) pour la recherche, l’ENSEA (Ecole Nationale Supérieur des Statistiques et de l’Economie Appliquée), le BNET/CCT (Centre de Cartographie et de Télédétection du Bureau National d’Etude et de Développement), l’ANADER (l’Agence Nationale d’Appui au Développement Rural) pour le conseil agricole, la formation des producteurs, le FIRCA (Fonds Interprofessionnel pour la Recherche et le Conseil Agricoles) et le Conseil du Café – Cacao pour la gestion des mesures d’accompagnement à la replantation des vergers infectés par la maladie du swollen shoot..

Différentes phases de mise en œuvre du programme

La première phase de 2007 à 2010, avait pour objectif, la cartographie de l’infection et la mise en œuvre d’un programme de recherche visant (i) l’information et la sensibilisation des producteurs et de l’ensemble des acteurs, (ii) l’identification et la caractérisation du virus ainsi que sa répartition dans le verger, (iii) la recherche de variétés de cacaoyer tolérantes au virus, (iv) l’identification et la caractérisation des vecteurs dans le verger, (v) l’étude des hôtes du virus et (vi) la mise au point de méthodes de lutte contre la maladie.

La deuxième phase de 2010 à 2013, a porté sur la poursuite du programme de recherche en cours et la mise en place de parcelles pilotes (démonstration de la replantation en milieu paysan) de replantation des vergers infectés par la maladie du swollen shoot. Cette composante du programme comprenait (i) la formation des producteurs au champ sur les techniques d’arrachage et de replantation, (ii) la démonstration de la replantation des plantations infectées et (iii) la consolidation des méthodes de lutte pour un montant.

La troisième phase de 2015 à 2017, assure la continuité et le renforcement des activités de recherche en cour depuis 2008 et renforce les opérations d’arrachage démarrées en phase pilote de 2012 à 2015. En plus des actions déjà en cours, le programme intègre les mesures d’accompagnement à la replantation. Désormais, en plus de l’assistance technique, des opérateurs privés locaux sont mobilisés pour l’arrachage des parcelles infectées, les producteurs reçoivent une subvention en intrants pendant deux années de suite pour la replantation. Les intrants sont constitués de semences de vivriers, y compris le matériel végétal de bananier et la semence de cacao, les produits phytosanitaires et l’engrais

L’objectif est l’arrachage de 20 000 ha sur trois (03) ans. Cependant, tenant compte des difficultés de mobilisation des ressources allouées au programme, cet objectif a été révisé à 15 000 ha sur la période de 2015 à 2017.

La quatrième phase de 2017 à 2022 met l’accent sur l’appui à l’arrache et l’inspection de tout le verger. Les principales orientations actuelles portent sur (i) la cartographie du virus et l’amélioration de l’étude du virus par des technologies moléculaires, (ii) l’amélioration des technologies d’évaluation du matériel végétal, (iii) la recherche de molécules efficaces contre les vecteurs, (iv) l’amélioration de l’efficacité des « bandes barrières » et le renforcement des méthodes de replantation et de gestion des foyers.

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